En raison du mouvement social, la première séance du séminaire, prévue ce mercredi 7 octobre, est annulée.
L’AG du campus Condorcet a réuni lundi soir 200 étudiant·es et travailleur·ses. Elle a notamment voté le soutien au mouvement lycéen et aux camarades réprimé·es, la banalisation des cours à l’EHESS pendant la mobilisation, l’ouverture du campus aux lycéen·nes et la suppression de Parcoursup, Mon Master et Bienvenue en France. À l’ENS-PSL, le blocage a réuni ce matin 100 à 150 personnes et a été reconduit demain matin.
Face à la répression policière qui s’abat sur les lycéen·nes, dont 5 000 ont été interpellé·es ces derniers jours et plusieurs gravement mutilé·es, nous vous appelons à les rejoindre depuis vos lieux d’étude et de travail, pour construire un rapport de force à même d’arracher ces revendications.
Salle 3.08, Centre de colloques, Campus Condorcet, Cours des humanités, 93300 Aubervilliers
Cette première séance portera sur les rapports entre sciences sociales et marxisme. L’idée est de réfléchir ensemble à la place qu’occupe le marxisme dans les travaux et recherches de chacun·e des participant·es. La discussion s’appuiera en particulier sur le texte de Michael Burawoy et Erik Olin Wright, « Pour un marxisme sociologique », dont nous suggérons de lire les extraits indiqués ci-dessous. Pour celles et ceux qui souhaitent prolonger la réflexion, quelques lectures complémentaires sont également proposées.
Lecture principale
Burawoy Michael et Wright Erik Olin, 2021, « Pour un marxisme sociologique » dans Pour un marxisme sociologique, Les Éditions sociales (coll. « Les irrégulières »), p. 9‑84 (PDF disponible sur le site de Michael Burawoy). En particulier les sections suivantes :
« Planter le décor : les principaux éléments de la théorie marxiste » (p. 15‑21)
« Le marxisme sociologique : fondements conceptuels » (p. 36‑48)
« Le marxisme sociologique : la théorie de la reproduction contradictoire des rapports de classe » (p. 48‑62)
Lectures complémentaires
Bensaïd Daniel, 2001, « Critique marxiste et sociologies critiques », Contretemps, n° 1 « Le retour de la critique sociale. Marx et les nouvelles sociologies », mai 2001, p. 31‑46 (PDF disponible sur le site Contretemps).
Löwy Michael, 2012, Les aventures de Karl Marx contre le baron de Münchhausen, Paris, Syllepse (coll. « Mille marxismes »).
Initialement créé en 2019, le séminaire Enquêtes marxistes sur le capitalisme contemporain a fonctionné jusqu’en 2022. Il est relancé à partir de la rentrée 2026 par Shawna Gazzolo, EC Coutier, Lorélia de Bresson et Camille Frasque.
Ce séminaire entend proposer un espace de travail collectif consacré aux « mille marxismes », selon l’expression de Daniel Bensaïd. Il s’inscrit dans une perspective interdisciplinaire, articulant sciences sociales et philosophie, et vise à mettre en dialogue des enquêtes empiriques et des outils conceptuels issus de la tradition marxiste. L’objectif est à la fois de donner à voir des recherches empiriques concrètes portant sur les transformations du capitalisme contemporain ; d’autre part, de travailler les concepts du marxisme à partir de terrains, d’objets et de problématiques variés.
Chaque séance s’organisera autour de l’intervention d’un·e invité·e présentant un travail de recherche (en cours ou publié), discuté à partir d’un ou plusieurs textes de référence (de l’auteur·ice ou de textes classiques). Par la suite, une discussion libre sera organisée autour d’un moment convivial pour discuter des travaux des participant·es (masterant·es et doctorant·es). L’objectif sera de constinuer un groupe de travail pour avancer sur nos réflexions. Le format privilégie l’échange et la discussion collective.
Le séminaire se réunit environ huit fois par an, le premier mercredi du mois, de 10h30 à 12h30, d’octobre 2026 à juin 2027.
Lieu : Campus Condorcet, Centre de colloques, salle 3.08, Cours des humanités, 93300 Aubervilliers
Programme prévisionnel (intervenant·es à venir) :
7 octobre 2026, Séance introductive : marxisme et sciences sociales
4 novembre 2026, Penser la race dans le marxisme : retour sur la tradition juive marxiste
2 décembre 2026, Culture et rapports de classe
6 janvier 2027, Penser l’histoire en marxiste
3 février 2027, Politique de masse et syndicalisme
3 mars 2027, Impérialisme et armement
5 mai 2027, La technologie dans le marxisme : penser les changements technologiques dans l’industrie
2 juin 2027, Séance de présentation de travaux de master
Dans le cadre de la mobilisation en cours contre la réforme des retraites, la LPPR et la précarité, et dans la perspective de la grève féministe du 8 mars, le séminaire “Enquêtes marxistes sur le capitalisme contemporain” bouleverse son programme et consacrera la séance prévue le mercredi 5 février aux enjeux de genre dans les contre-réformes et les mobilisations actuelles.
Mercredi 15 janvier – 10h à midi – 54 boulevard Raspail, salle AS1_08 – Cycle “EHESS en lutte”
Michael Burawoy est sociologue du travail, professeur à l’université Berkeley et ancien président de l’Association internationale de sociologie. Il défend une orientation de recherche fondée sur des enquêtes de terrain comparatives et ancrée dans le marxisme, qu’il a mise en œuvre notamment dans son livre majeur Produire le consentement. Il est l’auteur d’un livre récemment traduit en français, intitulé Conversations avec Bourdieu.
Quentin Ravelli est sociologue, chargé de recherches au CNRS rattaché au Centre Maurice Halbwachs. Il est notamment l’auteur de “La Stratégie de la bactérie” (Seuil), et le réalisateur de Bricks.
L’importance des caisses de grève est assez évidente dans l’actualité : couverture médias, discussions en AG, multiplication des caisses (+ de 200, cf caissesdegreve.github.io), explosion de la caisse InfoCom CGT (+ de 2M d’€ depuis 5 décembre, 100 000 €/j depuis 20 décembre). Caisses de grève semblent être une évidence, alors que connaissent portant un destin très fluctuant dans l’histoire ouvrière, et suscitent débats très clivés dans mouvement syndical.
Je vais commencer par analyser la fonction des caisse de grève et leur rôle dans la période actuelle, avant de revenir sur les grandes périodes de leur histoire en France, et enfin sur les débats qu’elles déclenchent dans le mouvement syndical.